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03.02.2007 MYTHOLOGIE POLYNESIENNE, et ses LEGENDESParlons aujourd'hui de la Mythologie Polynésienne, des croyances qui ont toujours eu une part importante dans la culture polynésienne et ensuite, nous parlerons des légendes.
Mythologie polynésienne
Dans la culture polynésienne, les mythes et légendes occupent une place importante dans la tradition. La mythologie Maohi est une forte tradition. D'une île à l'autre, d'un clan à l'autre, les légendes variaient et étaient parfois source de disputes aboutissant à de longues guerres.
Les Polynésiens étaient polythéistes : le principal dieu était Taaroa, le créateur mais il existait aussi des dieux plus secondaires tels que Hiro, dieux des voleurs, Hina, déesse de la lune, Pele, dieu des volcans ou Oro pour lequel des sacrifices humains étaient pratiqués. Les Polynésiens étaient aussi très superstitieux et craignaient les esprits. Ainsi la couleur rouge tant aimée des Polynésiens d'aujourd'hui avait autrefois le pouvoir de faire fuir les mauvais esprits. Ses croyances étaient enracinées et rythmaient la vie quotidienne des Polynésiens. Elles posaient les règles sociales, les obligations et les tabous. Les Polynésiens étaient également superstitieux et craignaient le courou des esprits. Selon eux, la couleur rouge faisait fuir les mauvais esprits. D’une île à l’autre, une même légende était racontée différemment et pouvait être une source de conflits entre chefferies.
De nombreuses fouilles archéologiques récentes ont permis de découvrir et de faire ressurgir du passé des lieux de cultes comme les marae ainsi que des représentations sculptés : les tikis.
LES TIKIS
Lorsque les explorateurs européens débarquent dans les archipels Polynésiens, ils sont surpris par de petites sculptures en pierre ou en bois. Leur signification et leur appartenance restent encore énigmatiques. Ce dont on est sûr c’est que ces statuettes représentaient des ancêtres divinisés et avaient une fonction religieuse et symbolique. Les légendes racontent que le tiki serait le créateur de l’homme et que les tahu’a, les sorciers polynésiens, leur attribuaient des pouvoirs, "le mana". Les Polynésiens les vénéraient et les craignaient. Force, beauté et prospérité...
Le tiki est également le patron des sculpteurs. Ces derniers lui ont institué des proportions particulières qui selon eux, symboliseraient la force, la beauté et la prospérité. Les caractéristiques principales de ces sculptures se traduisent par un visage triangulaire avec l’absence de cou, les bras collés au corps et les jambes courtes. La tête du tiki symbolise la puissance qu’elle abrite. Ses yeux exprime le savoir et le pouvoir surnaturel. Quant à sa bouche étirée, parfois elle tire sa langue ou montre ses dents, afin de marquer le défi et provoquer l’adversaire. La taille des tiki est variable. On peut trouver des statuettes ainsi que d’immenses sculptures. Le plus grand tiki découvert mesure 2,35 mètres et a été trouvé sur l’île de Hiva Oa, sur le marae d’Oipona dans la baie de Puamau.
Le tiki est généralement posé près d’un marae. Il a également inspiré certains motifs de tatouage. Entre art et religion, les tiki conservent leur secret.
Dans ce pays qui a inventé le mot "tabou", les superstitions sont restées vivaces. Esprits malveillants et tikis protecteurs font partie du quotidien.
Tapu : le mot déformé en tabou dans les langues occidentales, a gardé en Polynésie toute sa charge occulte menaçante. "Toucher à ce qui est tapu attire le malheur sur soi et son entourage, explique Tahia, piroguier à Bora Bora. Et l'on peut attraper des maladies terribles" Dans les cinq archipels, cette notion de tabou est omniprésente, aussi bien dans les petits faits de la vie courante que dans les grandes occasions. Tapu implique non seulement un interdit mais une dévotion à quelqu'un ou quelque chose. Or, détourner ce qui ne vous était pas destiné crée une dysharmonie, passible de châtiment ; Il y a des petits et des grands tapu, dont les effets sont de gravité graduée. Ainsi, le tapu qui frappe certaines plantations et biens privés peut s'assortir de mauvais sorts qui demeurent en suspens jusqu'à l'intervention des trangresseurs sur lesquels ils s'abattent. Pour s'en délivrer, ces derniers auront recours aux professionnels qui promettent désenvoûtement, libération, exorcisme, protection. Sont extrêmement tapu, les marae, ces lieux de culte anciens où rois et prêtres célébraient les grandes cérémonies à Taaroa, le dieu de la création, à Oro, dieu solaire de la Guerre qui le détrôna, ou à Tane, dieu de la Beauté. Si la plupart des cérémonies semblent avoir requis la présence d'offrandes propitiatoires, les plus tapu nécessitaient des sacrifices humains. Nul autre que les célébrants ne pouvait y assister, sous peine de mort immédiate. Or, sur l'île de Tahiti, les maraes les plus sacrés se trouvent dans la partie supérieure des vallées, voire sur les pentes de l'intérieur. Où, de nos jours, malgré l'ouverture d'une piste, les Polynésiens ne s'aventurent jamais, à l'exception de quelques chasseurs et pêcheurs. Envahies de palmes, de lianes, de fleurs, d'arbustes, les terrasses de ces sites archéologiques, délimitées par de grosses pierres rondes en lave noire, sont impressionantes. Comment ne pas songer aux tupapau qui rôdent dans les parages ? Ce sont les esprits, pas toujours bienveillants, de ceux qui sont passés dans l'au delà et prennent un malin plaisir à nuire aux vivants. A ne déranger sous aucun prétexte. Ainsi, aux Marquises, évite t-on encore de passer près des endroits où on faisait
sécher les morts avant de les installer dans des grottes innaccessibles, face à la mer. La nuit est propice à l'errance de ces tupapau. Aussi, pour les éloigner, garde-t-on une ampoule ou une bougie allumée jusqu'à l'aube. Et l'on se fige d'épouvante si les cris rauques d'un oiseau de mer, investi par quelque force occulte, viennent se mêler au grondement de l'océan. Mais que la lune se lève ou que le grillon vert se mette à chanter, et le tupapau en déroute regagne le royaume des ombres, tandis que, dans les fare alentour, on respire de soulagement. Contre ces êtres indésirables, rien ne vaut un tiki protecteur. Statue issue de l'ancien culte maori, il représente une puissance divine. ll y a des tiki de toutes dimensions, en bois, en pierre, en corail, ou en métal précieux, à porter autour du coup. Certains sont neutres et d'autres "vivants", ces derniers étant chargés en mana. Le mana peut se définir comme une force, un rayonnement invisible dont tout être humain posède quelques bribes. Un tiki vivant en est imprégné. Mais son action n'est pas automatiquement positive car il a sa personnalité propre. Bénéfique à un individu, à une famille, ou à un lieu, le tiki peut se révéler maléfique à d'autres. Si certains, très anciens, ont vu leur mana s'estomper et sont "morts" ou "assoupis", il en est dont la réputation s'étaye sur le nombre de décès étranges survenus chez des individus qui les avaient offensés ou changés de place. On reconnaît les tiki vivants au fait que les insectes les fuient systématiquement.... On dit que quelques tahua, les sorciers guérisseurs, connaîtraient encore les rites d'imbibition énergétique des tiki. Ce n'est pas plus incroyable que la marche sur le feu. A la nuit tombée, sur l'esplanade du musée de Tahiti et des îles qui , à Punaauia, domine la plage, plusieurs centaines de personnes se pressent autour d'un tapis de pierres volcaniques disposées sur une dizaine de mètres de long et cinq de large. La chaleur qui s'en exhale est dissuasive, comme les flammes jaillissant entre les pierres. C'est pourtant sur ce brasier que Jacky Graff entraîne à sa suite ses jeunes officiants. Comment reconnaître dans cet impressionnant grand-prêtre couronné de feuilles de ti l'homme que l'on a l'habitude de voir sillonner le boulevard Pomaré sur sa Harley-Davidson ? Trois semaines de retraite et de concentration lui ont permis d'opérer la métamorphose et de guider les pas, d'une foule de fervents et de curieux à travers la fournaise. Le lendemain matin, on pourra lire dans la dépêche de Tahiti, que trois japonais ont été hospitalisés avec des brûlures aux pieds. Ils avoueront avoir bu de la bière dans les heures précédant la cérémonie, bravant ainsi le tapu qui avait pourtant été clairement proclamé : devaient s'abstenir de participer les femmes enceintes, celles qui avaient leurs règles et les personnes qui avaient consommé de l'alcool. Pourquoi l'interdiction aux femmes enceintes ? Elles sont porteuses des êtres les plus sacrés de Polynésie. L'expression "mon enfant" signifiant que si les parents mettent les enfants au monde, ils n'ont aucun droit sur eux. Ils vivent comme ils veulent, couchent chez les uns, mangent chez les autres ; ils sont rois. Qu'une femme se prenne d'affection pour l'enfant d'une autre, celle-ci lui laisse élever avec joie sans pour autant s'en désintéresser. Ainsi se définit la fameuse adoption faa'amu, qui surprend tant en Europe. Dans la société Maorie, le nouveau-né était on ne peut plus tapu, car il débarquait du po, l'au delà, par le vagin marternel. Actuellement encore, nul ne laisserait le placenta à l'hôpital. La grand-mère maternelle, celle qui donne le lignage, veille à ce que cette enveloppe prénatale protectrice soit enterrée sur les terres familiales. Puis, à cet endroit, on plante un arbre. (Eve Sivadjian)
Cliquez sur la bannière ci-dessous pour y découvrir la superbe collection de tikis sur les albums de mon ami Jo (que je salue au passage...)
Les marae :
Les rites étaient célébrés dans des lieux et sur des emplacements bien précis, les maraes. Ces édifices sacrés étaient bâtis à l’air libre, à l’écart des lieux fréquentés. Ils étaient entourés de banian, de aito, de bois de rose et de tamanu, des arbres que les Polynésiens considéraient comme sacrés. Ils étaient de forme rectangulaire et pavés de pierres ou de corail selon les archipels. Ils peuvent être entourés d’un mur et d’un autel. Ils comprenaient également d’autres constructions comme le "fare tapupa’u", qui accueillait le corps des défunts, et le "fare tahu’a", qui était la maison du prêtre.
Visitez ce lien très intéressant : ICI
Des édifices symboliques
Le marae servait à toutes les cérémonies de la vie : l’intronisation, les mariages, les sacrifices ou encore les offrandes. Le cannibalisme, qui se pratiquait dans la Polynésie des temps anciens, était perçu comme un transfert de pouvoir et de la force du guerrier tué vers son vainqueur. Ils symbolisaient également l’appartenance de l’individu à une terre, une famille ou un clan. Il existait des maraes royaux et des maraes familiaux.
Les écrits des explorateurs tels que Wallis, Cook et Bougainville permettent d’avoir un aperçu du déroulement et de l’utilisation de ces lieux de cultes polynésiens. En outre, pendant les fêtes du Heiva i Tahiti, chaque année, des reconstitutions de cérémonies sont organisées notamment au marae de Arahurahu dans la commune de Paea. Le marae le plus grand, recensé de nos jours, se trouve sur l’île de Rai’atea. Il s’agit du marae de Taputapuatea.
Les tahu’a
Un rôle religieux et social : Les tahu’a sont les prêtres. Ils n’étaient pas tous des officiants religieux. Ils avaient un rôle social bien plus important. Dans la langue polynésienne, "tahu’a" signifie "celui qui sait", "celui qui voit". Il est un personnage, cultivé, initié dans un art dont il appréhendait toutes les subtilités. Il y avait notamment un tahu’a pour naviguer, pour la pêche et pour guérir. Il veillait à l’observation et au respect de toutes les règles de la communauté. On raconte qu’un [tahu’a aurait prédit l’arrivée des Européens plusieurs décennies avant la colonisation. La colonisation apporte le christianisme...
La religion polynésienne d’antan était stricte et dure. Si bien que lorsque les missionnaires européens arrivèrent sur l’archipel vers la fin du XVIIIème siècle, ils sont parvenus aisément à faire adopter les dieux chrétiens. Les Polynésiens ont donc abandonné leurs croyances et depuis la religion polynésienne est devenue un mythe. Les tahu’a ont perdu leurs privilèges et furent pourchassés pour paganisme. (Mayma Vongue le 26 février 2005)
Légendes polynésiennes : ICI
livres à lire dans contes et légendes :
Contes de Tahiti - Martine Dorra - éditeur : Syros - ISBN : 274-850366-x - année 2005 (publication destinée à la jeunesse) - 4,90 €
Légendes tahitiennes - Présentées et traduites par Louise PELTZER - éditeur : Fleuve et flamme (Collection du Conseil International de la langue Française) - Textes bilingues - ISBN : -85319-152-4 - année 1985 - en occasion à 11 €
Contes du Pacifique - Henri Gougaud - illustré par Laura Rosano - Editeur Seuil - ISBN : 2-02-030701-4 - année 2000 - 12,95 €
Fa’a’amu, le petit secret de la nuit - R.-M. Galliez et N. Bernier - Edieur : Au Vent des îles - 2004 - ISBN : 2909790371 - 11,40 € La gardienne des tortues, trois histoires de Polynésie - Martine Dorra - Editeur : Syros Jeunesse - 2005 - ISBN : 2-74-850382-1- 4,90 €
Les jumeaux du Temehari - Odette Teipoite Marama Frogier, illustrations de Huren - Editeur : Au vent des îles, Tahiti - ISBN : 2-909790-90-8 - 14,50 €
Taourama et le lagon bleu - J. Teisson - Editeur : Syros Jeunesse - ISBN : 2-748504-55-0 - 4,90 € (roman) (Maururu Diablo...)
QUELQUES MAGNIFIQUES LEGENDES
LA CREATION DU FENUA (légende Maquisienne) Eia i na po omua E pohue a'a Oatea me ta ia vahine o Atanua Il y a longtemps, longtemps, le soleil brillait sur la mer et il n'y avait pas d'îles. Y-vivaient en ce temps-là Oatea et sa femme Atanua. Ils n'avaient pas de maison. Puisqu'il n'y avait pas d'îles pour construire les maisons. Alors Atanua dit à son mari:" On ne peut pas bien vivre sans maison." Oatea ne répondit pas. Il pensait:" Comment vais-je faire pour construire une maison ?" Oatea invoqua les Dieux, ses ancêtres. Un soir, il dit à Atanua:" Cette nuit, je vais construire notre maison. Maintenant je sais comment faire." Il faisait nuit. La voix d'Oatea s'entendait seule dans le noir. Il dansait et chantait : "Aka-Oa e, Aka-Nui e, Akaïti e, Aka-Pito e, Aka-Hana e, Haka-tu te Hae." L'invocation terminée, le travail commença. L'emplacement fut choisi : dans le milieu de l'Océan, deux piliers furent dressés (Ua Pou). Une longue poutre fut placée sur les deux piliers (Hiva Oa). Alors il fallut assembler les pilliers et la poutre. Le toit devant et le toit arrière, Te ka'ava ao, Te ka'ava tua (Nuku Hiva) ? La maison fut couverte de feuilles de cocotiers tressées (fatu). La maison était grande. Il fallait neuf feuilles de cocotiers tressées pour la couvrir dan sa longeur (O Fatuiva). C'est un long travail de tresser les feuilles de coctier, et de faire de la corde avec de la bourre de coco. Le temps passe, il passe vite. Oatea travaille, travaille sans s'arrêter. Soudain, Atanua dit à son mari :" La lumière du jour commence à éclairer à l'horizon du ciel." (O Tahuata). "Moho, l'oiseau du matin chante déjà" (Mohotani). Oatea sans s'arrêter répond : " Je termine". Il me reste à creuser un trou pour mettre le surplus de feuilles et de bourre de coco." (O Ua Huka). Alors le soleil se lève et illumine l'Océan. Voici la maison construite par Oatea. Atanua sa femme s'écria : Ei, ei, ei, ua ao, (O Eiao). Ua Pou, Hiva Oa, Nuku Hiva, Fatu Hiva, Mohotani, Tahuata, Ua Huka et Eiao, voici donc les îles Marquises ruisselantes de lumière dans le soleil levant. -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
LA DANSE DE L’OISEAU (légende Marquisienne)
Dans la vallée de HATIHEU, Tahiatemata la sœur du grand chef des Taipi vient de mourir. Toute la tribu s'est réunie pour célébrer solennellement les funérailles. Chacun sait que l'esprit d'un défunt dispose de trois jours pour quitter définitivement son corps. Ce délai est mis à profit pour rappeler tous les plaisirs de la vie. C'est ainsi que le dernier jour, la belle jeune femme choisit d'exécuter le Hakamanu, la danse de l'oiseau. La mélopée du chœur des femmes l'accompagne dans ses mouvements. Les gens de la vallée sont pétrifiés : la grâce et la majesté de Tahiatemata n'ont à leurs yeux jamais été égalées par aucune autre danseuse de la tribu. Seulement, lorsque la dernière note du Hakamanu s'éteint, l'esprit de la belle s'envole sur un rayon de soleil, ne laissant à l'assistance que son corps qu'il faut maintenant sécher et enduire de " pani " et d'autres huiles odorantes. Comme toutes les âmes des habitants de la Terre des Hommes, celle de la danseuse part vers le cap " kiukiu ", au levant de l'île de Hiva-Oa. A ce même moment, dans la baie de " Puama'u ", à Hiva-Oa justement, un jeune pêcheur assis sur un rocher au bord du rivage lance sa ligne et la ramène. Les vagues viennent se briser sur les galets, et lorsqu'elles repartent vers le large, une image de plus en plus nette se dessine sur le sable aux pieds du pêcheur : elle a la forme humaine ! Alors, à la manière d'un oiseau qui rassemble ses ailes pour son envol, Hi'imoana le pêcheur saisit dans ses bras l'image de sable déposée par la mer Elle vient toute entière : c'est une femme merveilleuse ! Il la porte à son " ha'e ", la baigne et lui porte les fleurs les plus rares. Déjà, il sait qu'il l'aime… Bientôt un fils va naître et grandir aux côtés de Hi'imoana et de la femme étrange. Ils vont l'appeler Poena'iki Quelquefois, la mère raconte à son enfant l'histoire de sa famille qui règne à Nuku-Hiva dans la vallée de Hatihe'u, sur le peuple de Taipi. Poena'iki a dix ans. Curieux de connaître le berceau de ses ancêtres, il décide de se joindre à un parti de jeunes guerriers de Puama'u pour une expédition de chasse à l'homme le long des rivages de la lointaine île rivale. Hélas, les navigateurs manquent d'expérience. Ils tournent autour de Nuku-Hiva, abordent au mauvais endroit, se font prendre et manger par les hommes de Hatihe'u. Seul le jeune garçon est épargné ; mais on le jette dans une fosse à " ma ". Un minuscule orifice, juste assez large pour la bouche et le nez, lui est laissé entre les pierres… Le pauvre enfant se lamente sans cesse, criant son nom et celui de sa mère avec désespoir. Un jour, un grand " toa " tend l'oreille aux lamentations du prisonnier et croît reconnaître le nom de la sœur de son chef, morte depuis longtemps . Il courut vers le " hakaiki . - " Uhutete, as-tu autorisé quelqu'un à porter le nom de ta sœur défunte ? - Bien sûr que non ! Pourquoi ? - Je l'ai entendu prononcer par le jeune captif. Il prétend que c'est sa mère. - C'est impossible ! Qu'on aille le chercher ! " Le " toa " exécute l'ordre et amène Poena'iki - " Si tu es le fils de cette femme, tu dois reconnaître son corps " Deux hommes robustes apportent la pirogue dans laquelle gît le cadavre desseché et le présent à l'enfant. Celui-ci, éperdu, reconnaître sa mère dans la " vaka tupapa'u ". - " Alors, dit le chef Uhutete, si cette femme qui à ma connaissance n'a jamais enfanté est ta mère, elle a dû t'enseigner un rite particulièr qu'elle seule était en mesure d'exécuter ". Poena'iki ne sait pas ; sa mère ne lui a rien révélé de pareil .On le remet dans la fosse Pendant ce temps, à Hiva-Oa, dans la vallée de Puama'u, les parents s'inquiètent du sort de leur fils et le père décide de partir à sa recherche. Alors, Tahiatemata, sentant le moment venu de dévoiler sa vraie nature, raconte : - " Je suis une âme errante. Je n'ai pas accepté en son temps d'aller rejoindre les autres " kuhane " dans le " havaiki " des morts ; j'aimais trop la vie ! C'est pour cela que tu m'as trouvé sur la plage. Avant que tu partes chercher notre fils, je vais t'enseigner le 'hakamanu ". Moi seule en connais les gestes et la grâce qui en est capable de plonger les hommes et les femmes dans le plus grand émerveillement ". C'est ce qu'elle fait. E t Hi'imoana, plus amoureux que jamais, il part pour l'île de Nuku-Hiva sans savoir qu'il ne reverra plus jamais Tahiatemata vivante. Vaste est l'océan pour l'homme solitaire… La voile et la pirogue unissent longtemps leurs efforts pour mener le pêcheur jusqu'à la baie de Hatihe'u. Une feuille de " 'auti " brandie en signe de paix, il arrive devant le " haka'iki ". Uhutete lui présente le corps desséché dans le " vaka tupapa'u " et lui dit : - " Tu prétends que ma sœur morte est ta femme. Tu affirmes être le père du prisonnier. Prouves-le ! ". Hi'imoana, brisé d'émotion mais fort de son secret, demande qu'on le libère son fils et que l'on convoque le femmes qui chantent le " hakamanu ". A Hatihe'u, sur le grand " tohua " de Hikoku'a, les voix entament la mélopée, et le père exécute avec la justesse et la grâce enseignée par sa femme.la merveilleuse danse de l'oiseau devant l'assistance médusée. - " Qu'on apporte à manger à mon neveu et à mon beau-frère ! " parvient seulement à dire Uhutete… La nuit était maintenant tombée sur la baie de Taiohae. Teikikeuhina, le chef de danse, se leva du " paepae " Pikivehine, pour rejoindre les tambours et les danseurs qui l'appelaient. Il avait entendu Mokohe la frégate : il allait faire renaître la danse légendaire. De Nuku-Hiva à Ua-Pou, de la pirogue des jeunes guerriers à la pirogue cercueil, entre le monde des vivants et des morts, la danse de l'oiseau c'est la danse de l'amour et de la vie sur la Terre des Hommes….
Vocabulaire Hatihe'u : une des vallée de Nuku-Hiva Nuku-Hiva : la capitale des îles Marquises Haka'iki : Le chef de la tribu Hakamanu : danse de l'oiseau Pani : Huile odorante Puama'u : une des vallées de Hiva-Oa Ha'e : maison Ma : une fosse Toa : Un guerrier Vaka tupapa'u : une pirogue cerceuil Tohua : Terrain --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- LA LEGENDE DE HAI PUKA ( l'homme poisson )
Dans l'immense baie de la vallée de Puamau, sur l'île de Hiva Oa, Hai Puka vivait dans la mer. Il ne sortait jamais de l'océan. De toute façon, personne ne s'en préoccupait. Il était quelqu'un de gentil. Il ressemblait à la fois à un homme et à un poisson. La seule dans le village de Puamau qui connaissait l'histoire était la plus vieille prêtresse de l'île, Taua Vehine Teumomo, mais elle n'en avait jamais parlé car elle avait toujours su qu'un jour elle aurait besoin de l'aide de Hai Puka. Or, ce jour était venu. Taua Vehine Teumomo avait une fille très belle que tout le monde appelait Kua. Elle était tombée amoureuse du chef de cette vallée et avait eu un enfant de lui. On l'appela Teiki Ehee Tai. Ils devaient se marier. Malheureusement, une guerre éclata et le grand chef Teiki fut tué lors des combats. Kua était restée inconsolable. La vieille Taua Vehine Teumomo ne disait rien, mais le nom de son petit-fils la rendait cette fois sûre qu'un jour elle aurait besoin de Hai Puka. Et ce jour était donc arrivé car, le matin même, Kahu, le chef des guerriers de la vallée voisine, était venu demander en mariage la belle Kua. Et la jeune femme si fière avait refusé. Elle avait déclaré que, tant que son fils serait là, elle ne penserait qu'au père de son enfant. Durant la nuit, Kahu s'empara de son garçon. Il le jeta dans l'océan. Le lendemain matin, alors que Kua cherchait en pleurant son fils dans toutes les maisons de la vallée, la vieille avait déjà tout compris et courut vers la plage puis commença à crier : - Hai Puka, Hai Puka ! Elle appela longtemps. La mer se mit à monter et une vague déposa sur la plage l'homme-poisson. Taua Vehine Teumomo lui dit simplement : - Va à la pointe Kiukiu, un enfant est en route vers le havaiki, il faut que tu le ramènes ici. Après, je te dirai tes origines et je te donnerai une mère, une femme et un fils. Fais vite. Alors, il nagea aussi vite qu'il put vers la pointe ouest de l'île et trouva l'enfant qui dérivait, porté par les courants en direction du havaiki. Il le ramena jusqu'à Puamau. Sur la plage, Taua Vehine Teumomo n'avait pas bougé. Kua l'avait rejointe, elle se tenait à ses côtés, en sanglots. Hai Puka sortit de l'eau en tenant l'enfant à bout de bras. Kua se précipita pour récupérer son fils puis, en découvrant la laideur de l'homme poisson, elle s'enfuit en courant. Taua Vehine Teumomo parla à Hai Puka et lui demanda de marcher avec elle jusqu'à sa maison. Le long du chemin, elle lui raconta comment, il y a longtemps, ses parents et toute leur tribu avaient été obligés de s'enfuir de leur vallée et de quitter leur île. Elle l'emmena non loin de chez elle, juste à côté de la rivière, et lui ordonna de creuser un trou profond et d'y allumer un grand feu. Puis il fallut couvrir ce feu de pierres et attendre qu'elles blanchissent sous la chaleur. L'eau s'est mise à fumer, Taua Vehine Teumomo y jeta des herbes, des feuilles et des fleurs, et demanda à Hai Puka de s'allonger dans ce bain bouillant. Au fur et à mesure, il sentait fondre le corail qui le couvrait, les algues qui s'entrecroisaient se détacher, et les coquillages se décrocher. Quand la vasque refroidit, un beau jeune homme se releva avec un magnifique sourire. Kua, qui avait suivi toute la scène cachée dans les feuillages, s'approcha, tenant son fils dans les bras. Elle ne dit rien et se précipita vers Hai Puka. La vieille prêtresse ajouta : - mon fils, tu as aujourd'hui une mère, une femme et un enfant. A toi d'en prendre soin ! Pour la première fois de sa vie, Hai Puka comprit qu'il ne serait jamais plus un homme-poisson et qu'il allait enfin être heureux.
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20.11.2006 LE TOERE (instrument à Percussion) ET le TATOUAGE Polynésien "Tattoo"
LE TOERE
Le TOERE est un instrument trés caractéristique de l'orchestre Tahitien. D'apparence simple il est le résultat d'un long travail qui va du choix du bois à la prépartion de l'instrument : c'est une vraie sculpture. La baguette que l'on utilise doit être suffisamment lourde -souvent en Aito- pour faciliter les roulements et les enchaînements rapides. Dans l'orchestre, le toere occupe la place de chef : pahe, toma , solos...
Cliquer sur ce Toere à gauche Pour écouter ses magnifiques sons
Originaire des îles Cook, le "toere" est l'instrument de percussion polynésien par excellence.
Il n'y a cependant pas plus simple comme instrument ! C'est un tambour sans membrane, taillé dans une simple bille de bois de "ati"(le fameux tamanu), de "miro" (bois de rose) ou encore de "pou".
Sa fabrication artisanale demande une bonne maitrise du travail du bois associée à "une bonne oreille".
Il existe plusieurs sortes de "toere" .
Nous retiendrons le "toere hoe" qui est posé debout et avec lequel on joue avec une seule baguette et le "tairi piti" qui est posé horizotalement et qu'on utilise avec deux baguettes.
Bien que "rustique", le "toere" n'en est pas moins un instrument riche en sonorités.
Une précision très importante qui provient de notre ami Teina, n'oubliez pas d'aller voir son blog au passage, il est spectaculaire.
Comment se fabrique un Toere ? ICI
Voici une liste des instuments traditionnels du monde entier, dont : le toere ICI
Et un autre lien très intéressant publié par un de mes amis, "les instruments des îles ": ICI
Une vidéo FIRE DANSE ICI
LE TATOUAGE EN POLYNESIE "TATTOO"
![]() Une autre superbe vidéo de RFO sur cette page : ICI
Et une autre des Samoas sur cette page : ICI
Histoire du tatouage :
![]() La preuve la plus ancienne du tatouage dans le Pacifique apparaît sous la forme d'une poterie vieille de 3000 ans. "Le visage de Lapita" montre des inscriptions dentelées sur le nez, les joues et le front, suggestif de la technique de l'application du tattoo.
Le tatouage indiquait souvent une appartenance à un rang social élevé. Il revêtait un caractère symbolique relatif au sacré et au surnaturel, à l'acceptation d'un individu à une communauté (le passage de l'adolescence à l'âge adulte par exemple) et à la fécondité. Il pouvait être réservé à des héros, souvent guerriers particulièrement valeureux. Le tatouage était toujours valorisant pour la personne qui était apte à recevoir ce privilège.
Celui ou celle qui en était recouvert se distinguait donc facilement grâce à cette forme d'ornement du corps. Ainsi le corps pouvait être recouvert presque entièrement.
ICI (Vidéo sur l'importance du tatouage dans la société Marquisienne pré-européenne, tant xsur le plan religieux que sur son rôle social)
Les motifs utilisés de façon symbolique faisaient souvent référence aux éléments naturels ( soleil, lune, végétation, animaux, points cardinaux, comètes, figures humaines) ou à de simples figures géométriques ; ils pouvaient également évoquer la vie sociale : les combats, les armes de guerre, les sacrifices humains. Selon la tradition, les hommes étaient abondamment tatoués, alors que les femmes préféraient des tatouages plus localisés intéressant les parties charnues de leur personne.
![]() Traditionnellement, le tatouage était réservé aux classes supérieures. Cette pratique était liée au désir de renforcer le pouvoir de la fécondité, les liens avec le surnaturel, et plus que tout, cela revêtait un caractère sacré.
Hommes et femmes portaient des tatouages sur diverses parties du corps ; la différenciation sociale était soulignée par des signes correspondant à chaque classe sociale, sous le contrôle vigilant des chefs : quand un initié se voyait reconnaître de nouveaux mérites, il pouvait ajouter de nouveaux tatouages aux précédents. Les femmes étaient moins ornées, mais les dessins étaient plus élégants et mieux exécutés parce qu'ils étaient considérés comme une parure.
En revanche les hommes avaient souvent tout le corps couvert de tatouages. Seul le visage était respecté, à l'exception de quelques guerriers ou prêtres qui portaient parfois une emblème particulière sur le front et les lèvres.
Chez les Marquisiens, il recouvrait entièrement le corps et la face. Les femmes étaient tatouées sur les hanches et sur les fesses, avec quelques motifs sur les mains et les chevilles. Dans les îles de la Société, les motifs se limitaient à la partie inférieure du corps, et chez les femmes, aux poignets et aux jambes.
Il existait une incroyable variété de motifs. Les chefs pouvaient avoir une multitude de tatouages sur leur corps et ceux-ci pouvaient évoquer une entreprise guerrière ou un évènement important.
Il existe plusieurs types de tatouage : les tatouages destinés aux dieux, aux prêtres et aux chefs, héréditaires et réservés à leurs descendants ; les tatouages de type Hui A ri'i , Arioi'i , réservé aux chefs (hommes et femmes) ; les tatouages de type Hui To'a , Hui Ra'atira , To'ai , pour les chefs de guerre, les guerriers, les danseurs, les rameurs, etc. ; le type Manahune , pour les personnes sans généalogie ou sans ascendance héréditaire notable.
Le tatouage a rapidement disparu avec l'arrivée des missionnaires. Les différents motifs et planches de personnages tatoués et autres relevés nous sont parvenus grâce notamment au peintre anglais Sydney Parkinson et à l'allemand Von Den Steiner. Aujour'hui le tatouage connait un renouveau notoire dans la société Polynésienne.
Un rôle social en Polynésie Les Polynésiens cultivent et développent depuis toujours l’art du tatouage, qui fait partie intégrante de la société. Autrefois, les inscriptions permettaient de définir le rang social de la personne qui les portaient, homme ou femme. Elles permettaient à chaque individu de définir son appartenance à un clan et de se reconnaître entre différents groupes. Tous se devaient d’avoir au moins un tatouage sur le corps.
Les enfants étaient tatoués pour symboliser leur entrée dans la communauté. En fonction du rôle social de chacun, de sa région d’origine, les tatouages variaient dans leur forme et la partie du corps sur laquelle ils s’inscrivaient avait aussi un sens. Aux îles de la Société par exemple, les individus pouvaient se faire tatouer aussi bien les mains, que les pieds, les jambes, les fesses, la langue ou plus rarement du visage.
Considéré comme un ornement, le marquage corporel est également un moyen de renforcer la fécondité dans les croyances ancestrales. Même s’il n’a aucune dimension religieuse, le tatouage peut également faire office de talisman. Par ailleurs, lorsqu’un homme fait preuve de courage dans ses actions, avec le tatouage, le souvenir de son exploit reste à jamais gravé sur sa peau. Les femmes, se font fréquemment tatouées des bagues et des bracelets ineffaçables. Le tatouage prend alors une valeur esthétique.
La cérémonie du tatouage
En Polynésie, l’acte de tatouage n’est pas anodin et doit se faire selon des rites particuliers et dans un lieu qui lui est propre. L’opération est effectuée par un maître tatoueur sollicité pour son savoir faire. Les deux parties s’entendent au préalable sur le tarif à appliquer.
Une fois les négociations terminées, le maître tatoueur et le futur tatoué se préparent minutieusement, à la fois physiquement et moralement pour cet événement qui a là une valeur initiatique. A l’aide de ses outils à base d’os, de nacre ou d’émail le maître tatoueur opère sur son client. Le tatouage étant une pratique nécessitant du courage pour celui qui le sollicite, le client se doit de supporter stoïquement la douleur.
Il choisit un motif qui sera inscrit sur sa peau. Après avoir poinçonné le motif demandé, le maître tatoueur le colore avec un mélange de monoï et de noix de bancoul. L’encre obtenue est noire, elle prend une teinture bleutée sous la peau de l’être humain. Une fois le marquage effectué, les motifs indélébiles accompagneront le porteur toute sa vie.
Un symbole de richesse Dans les temps anciens, les Polynésiens payaient leurs tatouages par le produit de leur travail. Ils troquaient ce qu’ils possédaient. Il pouvait s’agir de poisson, de fruits, de tissus, d’armes ou encore d’outils. Plus le nombre de tatouages était élevés, plus on pouvait supposer que le porteur de ces ornements était riche, ce qui augmentait son prestige. La société se hiérarchisait alors sur ces règles, les plus riches, les rois et les chefs, sont les plus tatoués et inversement, les personnes les plus déshéritées n’étaient pas en mesure de s’offrir un tel luxe.
Un gage de virilité
La volonté de se faire tatouer implique donc une faculté à supporter la souffrance. L’ornement cutané devient alors synonyme de capacité de résistance à la douleur. Chez l’homme polynésien, le tatouage symbolise aussi la beauté et par conséquent son pouvoir d’attraction sur le sexe opposé. Un homme non tatoué était autrefois considéré comme laid froussard et pauvre, il ne pouvait prétendre épouser ni même approcher une femme.
Interdiction du rite païen
Considéré comme un rite païen par les missionnaires européens lors de leur arrivée sur l’archipel, le tatouage est interdit et réprimé à partir 1819 à Tahiti. Il disparaîtra complètement à Tahiti pour ressurgir un siècle plus tard. Les îles Marquises et leur voisine la Nouvelle Zélande ne renonceront jamais à cette pratique.
Ses autres vidéos Chez les Maoris:
Distinction sociale, les tatouages servaient aussi de "camouflage" aux guerriers dont l'aspect devait terroriser l'adversaire. Mais leur fonction première, était d'ôter peu à peu à la personne humaine son caractère Pour terminer, voici deux liens où vous pourrez admirer les plus beaux tatouages que j'ai trouvé sur le net sous forme de slides show. Bonne visite à vous !
ET celui de MANA'O TATTOO ICI
![]() LES MAORIS LE HAKA ET LE RUGBY (un peuple méconnu, une culture ancestrale)
HAKA ET MAORIS...... SI VOUS VOULEZ EN SAVOIR UN PEU PLUS SUR LEUR MAGNIFIQUE CULTURE
Les textes qui suivent m'ont été donnés généreusement après avoir déposé maladroitement une page sur le thème du Haka, page qui mimait assez mal les gestes des maoris durant leur haka. Petit billet que je pensais humoristique (avec mon esprit d'européenne) et qui par ce biais, a débouché sur ces formidables explications que voici....
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Voici un portrait extrêmement réaliste d'un chef maori peint par Charles Frederick GOLDIE, un des artistes néo-zélandais les plus talentueux de son temps ( fin XIXème, début XXème).
Sur son visage, on peut admirer la qualité artistique des " tamukos ", tatouages gravés dans la peau selon une technique bien particulière : la chair était creusée à l'aide d'un bec de jeune albatros avec comme seul exutoire à la douleur des chants sacrés interprétés par les membres de la famille et … une bone dose de courage ! Chacun de ces traits bleus incrustés dans la peau possède une signification bien particulière (acquisition d'un nouveau savoir, maîtrise de la fabrication d'armes ou d'outils, réalisation d'un acte de bravoure … ) qui témoigne de l'aura spirituelle de son propriétaire, lui conférant à coup sûr les faveurs particulières de la gente féminine.
Cliquez ICI
(4 superbes vidéos qui vous montrent ce formidable peuple, leurs danses, le haka ......)
Sans Maori, pas de haka, puisque l'un d'entre eux doit obligatoirement conduire la danse. (Il est même arrivé de faire appel à un Maori remplaçant le temps d'un haka) Sinon, la magie noire cesse.
Le haka est un rite de la culture maori qui peut exprimer la joie, la colère, le désir de vengeance. Comme disent les anciens : Kia korero te katoa o te tinana, le corps tout entier doit s'exprimer. Ainsi, chaque geste, chaque expression porte un nom bien spécifique. Le pukana, par exemple, est traduit par des yeux exhorbités, rivés dans ceux de l'adversaire. Le whetero correspond au mouvement de la langue, utilisé seulement par les hommes.
Le ngangahu est similaire au pukana, mais ce dernier est pratiqué par les deux sexes.
Enfin, le potete (interdit aux hommes) est l'art de cligner des yeux à différents moments de la danse.
Le saviez-vous ? ![]() Te Rauparaha, qui a donné son nom au haka des All Blacks, fut un grand guerrier maori, chef de la tribu Ngati-Toa (né vers 1768, décédé en 1849). L'histoire raconte que, pour échapper à des ennemis, Te Rauparaha s'est caché dans une fosse sur les conseils d'un chef de tribu alliée.
Ci-dessous, les spectaculaires équipes de Ruggby :
VIDEO 1 : "ICI"
VIDEO 2 : "ICI"
et ce lien très complet : ICI
Autres explications sur la technique des Poï, leur origine : ICI
Les paroles du haka évoquent l'angoisse de Te Rauparaha (C'est la mort ! C'est la mort !) puis son soulagement, une fois les ennemis partis (C'est la vie ! C'est la vie !). Quant à "l'homme poilu qui est allé chercher le soleil", la légende veut que ce soit Te Wharerangi, le chef de tribu, particulièrement velu, qui a aidé Te Rauparaha à quitter l'ombre de la fosse pour le soleil du jour. Pour le remercier, Te Rauparaha aurait dansé et chanté.
Littéralement, le terme "haka" veut dire "danse" quelle qu'elle soit.
Il y avait de nombreuses sortes de haka à l'époque pré-européenne, selon les occasions. Il y avait des hakas de chant et de joie, et des hakas de guerre, hakas de "utu", (vengeance) qu'on dansait avant de partir à la bataille.
Les hakas de guerre étaient de deux types :
Celui qu'on dansait sans arme, généralement pour exprimer des sentiments personnels ou collectifs, et qui était le "haka taparahi", et celui qu'on dansait avec les armes, le "haka peruperu".
On dansait le "haka peruperu", traditionnellement, avant de partir à la bataille, avec les armes utilisées pour faire la guerre.
C'était une façon d'invoquer le dieu de la guerre, et d'avertir l'ennemi du sort qui l'attendait. Ce haka était dansé avec des expressions féroces du visage - grimaces, langue tirée, yeux exorbités, grognements et cris, en agitant les armes de guerre.
Le guerrier qui menait le "taua" - peloton de guerre - se plaçait au centre du groupe pour crier :
"Tika tonu mai
Tika tonu mai Ki ahau e noho nei Tika tonu mai I a hei ha ! " Ce qui signifie :
"Venez par ici, venez vers moi
A cet endroit où je suis maintenant
Venez directement par ici I a hei ha !"
![]() A cet appel, les guerriers se préparaient pour le haka "peruperu", pendant lequel ils étaient inspectés minutieusement par les anciens. Si le haka n'était pas dansé en synchronisation totale, cela pouvait être considéré comme un présage de désastre pour la bataille à venir.
Le haka était exécuté en guise de défi à l'ennemi.
Les guerriers fixaient leurs yeux sur ceux des ennemis. Parfois on insistait sur un geste particulier, comme un mouvement du bras mimant celui d'une hache, pour prévenir l'opposant du sort qui l'attendait.
Très souvent, les guerriers partaient en guerre nus, mis à part, à la taille, une ceinture en lin servant à accrocher de petits gourdins.
Le haka pouvait aussi être utilisé pour de grandes festivités, ou pour souhaiter une bienvenue spéciale à un invité de marque. Un haka pouvait aussi exprimer des griefs, ou, dans les temps anciens, être une prière adressée à l'un des dieux Māoris.
Aujourd'hui, c'est souvent le haka de "Te Rauparaha" qui accompagne habituellement toutes les manifestations culturelles ou sportives, comme les matchs de rugby.
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Venons-en à présent au Rugby, sport que les lecteurs masculins idôlatrent souvent mais... saviez vous cela ?
Entre les gangs, les matchs de rugby ont remplacé les anciennes guerres tribales.
En fin de match, les deux camps adverses effectuent un "hongi", ce salut traditionnel où l'on se frotte mutuellement le nez. Dans l'hémisphère Sud, notamment dans les îles cousines de Nouvelle-Zélande, Tonga et Samoa, le rugby est très violent. Dans l'archipel, ce sport de contact sert d'exutoire aux éternelles bagarres de rue.
Vous connaissez bien sûr ces paroles au moment du Haka lors d'un début de Match de Rugby, mais ... parlons un peu de ces équipes : KAMATE KAMATE KA ORA KA ORA KA MATE KA MATE KA ORA KA ORA TENEI TE TANGATA PUHURUHURU NANA I TIKI MAI WHAKAWHITI TE RA
C'EST LA MORT C'EST LA MORT C'EST LA VIE C'EST LA VIE C'EST LA MORT C'EST LA MORT C'EST LA VIE C'EST LA VIE VOICI L'HOMME AU DESSUS DE MOI QUI ME DONNE LA FORCE DE VIVRE Le rugby est arrivé avec les britanniques. Les soldats et les marins de l'armée royale ont commencé à jouer au ballon ovale dès leur installation aux antipodes. Ce sport, très populaire dans les écoles privées d'Angleterre, a tout de suite séduit les fermiers et les ouvriers venus chercher fortune à l'autre bout du monde.
En Australie, les émigrants issus de la classe ouvrière préféraient le jeu à XIII, qui est aujourd'hui encore plus populaire que le Rugby à XV car les colons venant d'Irlande se refusaient à pratiquer un sport "trop anglais".
En Nouvelle Zélande ce ne fut pas le cas : le Rugby a connu un sucès immédiat car il a été adopté par toutes les couches sociales de la population. A la différence de la Grande Bretagne, la société Néo-Zélandaise est très égalitaire. Ce sport était joué à la fois dans les écoles privées et dans les établissements publics. Les maoris n'ont jamais rechigné à adopter le Sport importé par les colons. Ce jeu convenait à leur physique puissant et rapide. Sur le terrain, on joue aussi pour défendre les couleurs de son club et l'image de son village.
Ces valeurs sont très importantes pour les maoris qui sont issus d'une culture tribale. L'intérêt des indigènes pour le rugby n'a jamais dérangé les émigrants.
Bien au contraire, pour l'ensemble des Néo-Zélandais, Maoris et Pakehas inclus, jouer et s'intéresser au rugby était le dénominateur commun que les joueurs et les supporters pouvaient partager. Ce sujet permettait de tisser des liens dans les conversations et a contribué au mélange des races.
La première équipe Néo-Zélandaise qui a disputé une rencontre à l'étranger en 1884 contre la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, comportait deux Maoris, Jack Taiaroa et Joe Warbrick.
Le premier capitaine de l'histoire de l'équipe nationale, en 1893, était également un indigène. Le courage des soldats maoris dans la Somme, pendant la première guerre mondiale a également fait comprendre à de nombreux Néo-Zélandais que ces hommes avaient les qualités nécessaires pour devenir de très bons joueurs de rugby. Pourtant, il ne fut pas toujours question d'intégration. Frappées par les maladies et voyant leurs terres confisquées par la Couronne, de nombreuses communautés ont pensé que le meilleur moyen de sauver leur culture était de créer des clubs indigènes.
La première équipe Maorie est née dès 1884. Quatre ans plus tard, la Native Team effectuait une tournée en Grande Bretagne. Cet exemple a depuis été suivi par d'autres minorités et le club de la Welington Samoan Rugby Football Union accueille tous les joueurs qui peuvent prouver leurs origines samoanes.
Il a été crée en 1972 pour permettre aux amateurs qui n'ont pas été sélectionnés par les meilleures équipes du pays pour démontrer leurs qualités aux recruteurs qui assistent parfois à leurs rencontres. Dans la capitale, des associations de ce type ont été formées pour des sportifs originaires de Tokelau, Tonga, Fidji et des îles Cook. A Auckland, plusieurs clubs acceptent uniquement les membres dont la famile est issue d'un seul et même village aux Samoas.
Ces équipes n'ont aucun mal à compléter leurs effectifs. La Nouvelle Zélande abrite près de cent quinze mille Samoans et 90 % des enfants jouent au rugby. Les Islanders sont nés pour pratiquer ce sport.
Les Polynésiens ont des particularités génétiques différentes de celles des Européens, leur vitesse, leur force et leur détente sont tout bonnement incroyables. Leur corpulence imposante, acquise dès le plus jeune âge, leur donne également un très net avantage sur les adolescents d'origine européenne. On peut parfois trouver des enfants de 7 ans pesant déjà 80 kgs, et qui jouent de ce fait, avec des enfants de 10 ou 11 ans. Dans un club de Wellington, un Polynésien âgé de 12 ans viendrait, lui, d'atteindre 110 kgs. Ces physiques impressionnants commencent à poser quelques problèmes. Les jeunes Pakehas en ont vite assez de se faire massacrer sur les terrains par des gars trois fois plus gros qu'eux. Les mères de famille n'osent plus encourager leurs petits à jouer au rugby. Ils se détournent de ce sport pour des activités moins brutales, comme le football ou le ski. Dans la seule ville de Wellington, 10 clubs ont disparu ces 3 dernières années.
La capitale compte aujourd'hui 136 équipes séniors contre 170 en 1996.
Le phénomène a pris une telle ampleur que les Kiwis ont inventé l'expression la "fuite des blancs". Le nombre des Maoris dans les équipes de tout 1er niveau est aussi en chute libre. La décision de choisir le Samoan Tana Umaga pour diriger le haka face au XV de France était due à l'absence d'indigènes parmi la sélection des All Blacks. ![]() ![]() Petit clin d'oeil à une personne qui se reconnaîtra.... ( A small wink for one person which will recognize... with all my frienship
DIFFERENTES ARMES MAORIS
Taiaha "lance"
Il y en avait de 3 sortes, longues : - Pouwhatewha,massues (environ 1,50 m)
-Tewhatewha, une lame à une extrémité, et une pointe acérée de l'autre. Elles faisaient double usage. Le maniement de ces armes était un art... Il en existait également de 3 sortes :
- Mere (patu de jade), de massues courtes (patuKotiate)
![]() Wahaika
(TAIAHA)
![]() Les massue Maories courtes (ainsi que leurs ancêtres de la Polynésie orientale) sont uniques par leurs forme et parce qu'elles étaient conçues non pour frapper de haut en bas comme les autres massues, mais pour porter des coups en avant...
Les coups portés avec les massues longues étaient brefs et rapides, afin que l'arme puisse être ramenée à temps pour protéger le corps. Les grands coups balancés qui, lorsqu'on manquait sa cible, ne permettaient pas de ramener l'arme à temps, étaient condamnés. ![]() Quand le guerrier s'avançait vers son adverssaire en combat singulier, il tenait sa longue massue verticalement devant lui, la lame tournée vers le haut et la pointe vers le bas, la main droite placée au-dessus de la main gauche. La massue était inclinée à droite ou à gauche suivant les mouvements du corp, prête à parer à tous les coups. Se déplaçant par petits bonds rapides, avançant alternativement un pied, puis l'autre, à l'atterrissage, en tournant autour de l'autre, cherchant une ouverture. Les coups portés de haut en bas avec la lame étaient appelés whitipu, les coups portés avec la pointe, de bas en haut whakarehu. Ces derniers étaient généralement des feintes visant à distraire l'attention de l'adverssaire avant de lui porter un coup de whitipu à la tête. Pendant le combat, il était recommandé de surveiller non pas les yeux de l'adverssaire, mais ses gros orteils. Les feintes venaient des coudes : on pouvait deviner que c'était des feintes au fait que les pieds ne prenaient pas appui fermement sur le sol. Les vrais coups partaient des épaules : le gonflement du muscle deltoïde trahissait l'adverssaire "ses orteils s'agrippaient à la terre".
On imagine toute cette concentration que les garçons Maori apprenaient trés jeunes pour manier les différents types de massues. Dicton Maori " Les oiseaux dorment en paix sur les branches des arbres, mais l'homme se tient toujours sur ses gardes dans la crainte de ses ennemis."
Il faut savoir que tout les coups étaient permis chez les Maoris, y compris les plus traitres. Les invités (et les hôtes) d'une assemblée intertribale étaient toujours en péril, même si le prétexte de la réunion était la conclusion de la paix, un mariage ou la cérémonie tangi d'un grand chef décédé. Tout les participants étaient armés, mais cela ne constituait pas toujours une précaution suffisante. Au combat, différents stratagèmes étaient utilisés fréquemment :
Embuscades, fausses retraites, suivies de contre attaque, déguisement en simple fermier ou en pêcheur... Ce qui était glorieux, c'était de tuer un grand nombre d'ennemis tout en économisant ses propres effectifs.
Dans les batailles rangées, on attachait beaucoup d'importance au mata ika, le "premier poisson", c'est à dire la première victime ennemie. Le rituel whangai hau, au cours duquel le tohunga arrachait le coeur de la victime pour l'offrir au dieu guerrier de la tribu, s'accomplissait sur le champ de bataille. Le désir de se couvrir de gloire en tuant le premier ennemi conduisait bien des combattants à prendre des risques superflus et bien souvent c'étaient eux qui fournissaient le" premier poisson" à l'ennemi...
Quand les deux forces adverses en ordre de bataille s'étaient échauffées jusqu'à atteindre un état de transe, un guerrier valeureux sortait des rangs pour provoquer un adverssaire de valeur égale.
Si à l'issue du duel, le chef de l'une des parties était tué, ses compagnons s'enfuyaient sur le champs. Sinon la bataille était générale...
Les prisonniers de guerre étaient rarement épargnés, sauf s'ils pouvaient valoir un lien de parenté avec le vainqueur, ou celui-ci décidait de les réduire en esclavage pour augmenter sa main d'oeuvre. Mais en règle générale, ka mate, ka hainga, ka kai !... Vieil adage : Ne lui permets même jamais de se relever, se serait une source de problèmes futurs. Car ton ennemi n'oubliera jamais que tu l'as jeté à terre, jusqu'à ce que lui t'ait tué, toi ou quelqu'un d'autre, même un parent éloigné... Si tu te bats, que cela soit pour obtenir un résultat, sinon, reste chez toi. (Paroles de Toenga Pou des Nga Pui) "Informations fournies par l'association Polynésienne de l'Aude, Vaimana, d'après les recherches de Mr David Lewis, "pour que vive la culture Polynésienne." Un grand merci à eux.
Pour Terminer, j'ajouterai ces liens qui sont très beaux à compulser pour parfaire votre curiosité :
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28.06.2006 MYTHE DE LA VAHINELa Vahine
Depuis l’époque des premiers découvreurs, Wallis, Cook ou Bougainville, les témoignages n’ont guère manqué pour consacrer, à tort ou à raison, Tahiti «île de l’amour». Il est vrai qu’à cette époque reculée, les premières Vahine (prononcer Va Hi né) qu’allaient rencontrer ces aventuriers guindés ne se posaient pas la question de savoir si leur tenue - très légère - allait choquer ou non... Mais bon ! les corps dénudés de ces jeunes femmes et leurs mœurs débridées ont, semble-t-il, fini par trouver un excellent terrain d’entente avec les gentils hommes austères du XVIIIè siècle. Devant un tel étalage de charme, de sensualité et, disons le, de sex appeal, nul n’aurait su demeurer de marbre.
Indéniablement, au fil des années, c’est le mythe de la vahiné qui a immortalisé la réputation de nos magnifiques paysages des mers du sud. Fières de leur corps, sûres d’elles, les vahine ont toujours dominé la société polynésienne, depuis la nuit des temps. Aujourd’hui encore, c’est l’épouse, la mère des enfants, qui mène la famille à la baguette. L’homme, le mari, ne fait que suivre ses directives, même s’il se targue d’être un incorrigible ”macho”.
Non contente d’être belle, la femme polynésienne est aussi intelligente. Car, que possède-t-elle de plus que la femme occidentale ? Rien, à vrai dire, si ce n’est un environnement favorable (soleil, chaleur, océan, lagon) et une irrésistible envie de se mettre en valeur doublée d’un savoir-faire étonnant. Le monoi est le meilleur ami de la vahine. Il lustre ses longs cheveux soyeux et rehausse la teinte cuivrée de sa peau. Ajoutez à cela un battement de cils parfaitement étudié, une façon unique de se déhancher et vous obtiendrez une vahine authentique. Un zeste d’artifice certes, mais seul le résultat prime.
Remarquez… les Polynésiens ne s’en plaignent guère et regardent avec une moue amusée les touristes du sexe faible étalées sur les plages de nos îles, cherchant vainement à bronzer pour mettre en valeur leurs atouts. Un conseil n’essayez pas de rivaliser avec une Vahine... La partie est perdue d’avance !
Et pour tous ces visiteurs qui pensent avoir eu la chance de séduire une Vahine, dites-vous bien qu’à Tahiti, c’est pareil qu’ailleurs, sauf qu’il fait souvent plus beau... Et que le soleil et les tropiques, ça aide beaucoup...
Pour finir, voici ma collection de gifs animés
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